Découvrir · l'univers du romanLes définitions drôles des mots inventés, gratuites
En hommage à Jean Yanne, pour son Dictionnaire des mots que y’a que moi qui les connais.
Des mots à lire, à tirer au sort ou à télécharger.
Chaque carte donne un mot inventé, sa définition drôle, un extrait du roman et son numéro de chapitre.
Un mot te plaît ? Lis-le dans le roman.
Un mot t'inspire ? Dessine-le, écris-le, chante-le, et dépose ta création dans la galerie.
Le monde des runes
- Le Jarl
- Celui qui commande le drakkar.<br>Il décide qui rame et qui débarque. (annexe 1)
- Le jarlat
- L'endroit où l'on rame pour le jarl,<br>du lever au coucher du soleil. (annexe 1)
- Ramer, ou faire son jarlat
- Ramer, souvent dans la direction choisie par un autre. (annexe 1)
- Le tribut du drakkar
- Ce qu'on reçoit à la fin du mois pour avoir ramé. (annexe 1)
- Le Lögmann
- Celui qui dit les runes anciennes.<br>Souvent à voix haute, même seul.<br>“C'est un Lögmann au Soumerland,<br>il dénoue les nœuds des clans à distance, par-delà les fjords.<br>Il n'a pas l'intention de se laisser faire.” (ch. 14)
- Le Diseur de Runes
- Qui lit les runes et prétend démêler les querelles des clans. (annexe 1)
- Le Diseur de Runes désigné par le Thing
- Celui qu'on vous attribue si vous n'avez ni or ni allié. (annexe 1)
- Le Maître des Runes
- Le plus haut Diseur.<br>Il tranche, il grave dans les runes, il se prend pour Odin lui-même.<br>Certains ont essayé de le soudoyer à coups d'aquavit.<br>“Il fait le Conseil des Anciens, le Diseur de Runes et le Maître des Runes, à lui tout seul.<br>Et je suis l'accusée.<br>Il me regarde avec son visage d'ange, il me rassure.<br>Mais tchatche contre moi, et me condamne pour le crime d'être moi.” (ch. 25)
- Votre Gravure
- Ainsi s'adresse-t-on au Maître des Runes.<br>Ce qu'il grave ne s'efface pas. En principe. (annexe 1)
- Le Thing
- L'assemblée du peuple.<br>Les plus bruyants y ont le plus voix.<br>Les enroués, tant pis pour eux.<br>Les muets écrivent des onomatopées. (annexe 1)
- Le Conseil des Anciens
- Ils incarnent la plus haute autorité et la mémoire vivante.<br>On les surnomme les sourcils froncés. (annexe 1)
- Le Tribunal des Guerriers Vikings
- On y règle les différends à coups de runes. Et de haches. “Je ne crois pas aux médiums, c'est des charlatans. Elle ne sait pas ce que je pense. Je vais la traîner devant le Thing.” (ch. 13) “As-tu reçu des menaces de la Haute Autorité des Cimes ? Le Tribunal des Guerriers Vikings t'a téléphoné ?” (ch. 22)
- Le Grand Jugement des Runes
- Quand deux clans s'affrontent devant le Thing,<br>et que tout le monde regarde. (annexe 1)
- Le Grand Jugement
- La météorite qu'on n'avait pas vue venir. La vaste foutaise : on les juge, ils ont créé le problème, et ils ont trouvé ceux à qui faire porter le chapeau à leur place. (annexe 1)
- La Haute Autorité des Cimes
- Le conseil tout en haut, où l'air manque et l'orgueil abonde.<br>“As-tu reçu des menaces de la Haute Autorité des Cimes ?<br>Le Tribunal des Guerriers Vikings t'a téléphoné ?<br>Dis-moi qui c'est !” (ch. 22)
- Les Guérisseurs de Runes
- Ceux qui soignent ceux qui ne saignent pas. (annexe 1)
- Blablatérer
- Parler haut, longtemps, avec conviction.<br>Sans qu'aucune rune n'en sorte.<br>“Il parle à table, il parle au lit, il parle dans les embouteillages,<br>il parle sous la douche, il parle même quand il dort, avec sa propre voix off.<br>Mais surtout… il s'écoute parler.”<br>“Ses phrases sont tellement loooongues qu'elles n'ont plus de point !<br>Non, j'ai vraiment cherché partout ! Tous les points se sont barrés.” (ch. 19)
- Skude
- Vanne éclair. (annexe 1)
- Rune ancienne
- Une règle gravée dans la pierre<br>par quelqu'un qui n'est plus là pour l'expliquer. (annexe 1)
- Dire les Runes
- L'art du lecteur de runes.<br>Vous l'interdire, c'est la pire des punitions. (annexe 1)
- Arracher ses Runes
- Retirer à quelqu'un le droit d'exercer son art.<br>Ce qu'il savait faire, il n'a plus le droit de le faire, même mal. (annexe 1)
- Lever son bouclier
- Se dresser pour ne plus recevoir les coups.<br>En théorie ; en pratique, c'est souvent l'inverse. (annexe 1)
- Dénouer les nœuds des clans
- Démêler une querelle.<br>En théorie, même cas que juste au-dessus.<br>“Il dénoue les nœuds des clans à distance, par-delà les fjords.” (ch. 14)
- Porter parole devant le Thing
- Se lever et dire ce qu'on a vu, devant tout le Thing. (annexe 1)
- Porteur de parole
- Celui qui porte devant le Thing la parole des autres.<br>La juste, paraît-il. Ou juste celle qui l'arrange. (annexe 1)
- Le rocher des vérités
- La pierre où l'on vient dire la sienne devant tous.<br>Il en reçoit plusieurs par semaine, toutes contradictoires.<br>D'où l'expression : chacun son point de vue, du moment que c'est le mien qu'on adopte.<br>“Au rocher des vérités, il m'affiche coupable.”<br>“Accusée, levez-vous. Jurez de dire toute la vérité, rien que la vérité !”<br>“Je le jure, votre Gravure.” (ch. 25)
- La Protection du Thing
- L'assemblée l'accorde à celui qui n'a ni or ni allié.<br>Mais elle ne vérifie pas que le Diseur de Runes désigné l'applique. (annexe 1)
- Insulte gravée dans la pierre
- Une chose qu'on ne peut plus effacer, et dont on répond. “À part te poursuivre pour insulte gravée dans la pierre, je ne vois pas.” (ch. 22) “Je te poursuivrai pour insulte gravée dans la pierre !” “Tu ne le feras pas. Ça reviendrait à avouer que tu te reconnais.” (ch. 45)
- Souiller l'écusson
- Salir le nom d'un clan devant tout le monde. “Je vais te réclamer un tribut de guerre pour avoir souillé l'écusson des af Haldorholm ! Tu vas casquer !” (ch. 22)
- Tribut de guerre
- Ce qu'un clan réclame à l'autre quand l'honneur a été entamé. Payable en or, en bétail ou en excuses. “Je vais te réclamer un tribut de guerre pour avoir souillé l'écusson des af Haldorholm !” (ch. 22)
- La douloureuse
- Ce qui tombe quand le Conseil des Anciens a tranché. Payable en or, en bétail, ou en années. Associée à la grande Honte, petit cadeau pour compenser. “Accusée, levez-vous. Le Conseil des Anciens a tranché. La douloureuse est tombée.” (ch. 25)
- Bannissement injuste du drakkar
- Être débarqué sans raison, un matin, comme si on n'avait jamais ramé. (annexe 1)
- Quitter le drakkar
- Sauter par-dessus bord en pleine panique,<br>et nager vers la côte sans se retourner,<br>comme si on était poursuivi par la cuboméduse.<br>Pour ne pas finir en boîte. (annexe 1)
- Le chefaillon
- Version réduite du jarl : même autorité, moins de drakkar.<br>Celui qui se prend pour lui,<br>et qui fait tout pour garder sa place et imposer son autorité aux sous-fifres. (annexe 1)
- La ministraillon
- Petit chef grisé de pouvoir,<br>qui ne parle jamais en son nom mais toujours au nom du grand NOUS.<br>Pour servir ses propres intérêts.<br>“Si le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu, Ça le corrompt, absolument.”<br>“C'est politique : son excuse passe-partout pour nourrir sa mégalomanie.” (ch. 31)
- Code rose
- “Son système de tracking à poursuite automatique me suit partout.<br>On dirait que son radar à infrarouge a détecté une cible !<br>Sa tourelle a enclenché son missile :<br>Rose dans le viseur, cible verrouillée.” (ch. 3)
- Mode aléatoire activé
- Logique éclatée, revirements fous,<br>projets XXL qui s'annulent en 48 heures.<br>“En une semaine, il a changé quatre fois d'avis.”<br>“Le Viking, c'est l'Amazon Prime de la mégalomanie.<br>Il commande en taille XXL. Il retourne tout.<br>Et il donne toujours une mauvaise note au vendeur.” (ch. 28)
- Sauvagerie Nationale du Chaos Français
- Le nouveau nom que le Viking a donné aux chemins de fer français,<br>après quatre heures d'arrêt en pleine voie.<br>“Dans mon pays, les trains sont à l'heure…<br>et s'excusent quand ils ont trois minutes de retard, pour ne pas surprendre les voyageurs !<br>Une vache sur la voie est traitée comme une crise nationale !”<br>“Et pourtant… il revient, chaque année, avec une valise de bières et un espoir d'horaires.<br>Mais plus jamais en train.” (ch. 12)
- L'alerte rouge
- Le niveau au-dessus de l'alerte nucléaire. “Depuis l'intervention de la police, face au niveau critique de la menace, il a lancé l'alerte rouge : urgence maximale. Toutes les unités sont en position de défense. Il a enregistré le discours de la gendarmette, photographié sa plaque d'immatriculation, et cherchait déjà comment ruiner sa carrière.” (ch. 14)
- Le remède du Viking
- Décider à la place de l'autre. “Ton remède est de décider à ma place. Tu me soignes par la maladie, pas à doses homéopathiques. À doses de cheval.” (ch. 15)
- Au rapport !
- Ce que le général af Haldorholm hurle<br>à celle qui rentre du travail sous la neige,<br>cernée, le regard flou. (ch. 14)
- Conseil en défaveur
- Ce qui est écrit sur la plaque nominative du Diseur de Runes. “Le lundi, il me dit blanc. Le mardi, il me dit noir et me soutient avec aplomb qu'il a toujours pensé noir. Le mercredi, il me dit gris. Le jeudi vert, et le vendredi je vois rouge !” “Il me dessert avec raffinement, me trahit avec politesse, me fait tourner en bourrique avec un sourire innocent.” (ch. 25)
- Le crime d'être soi
- Le chef d'accusation.<br>“Vous êtes accusée d'être, je cite :<br>trop sensible. Trop clumsy. Trop stupide.<br>Trop dépendante. Trop authentique. Trop libre.<br>Reconnaissez-vous les faits ?”<br>“Oui, votre Gravure. Je préfère être libre qu'avoir raison.”<br>“Vous êtes reconnue coupable d'être vous-même.<br>En conséquence, vous êtes condamnée à relire L'art de perdre, même en faisant tout bien !” (ch. 25)
- L'autocorrect émotionnel
- “C'est un type de langage qui accuse, qui culpabilise, qui condamne et qui te fait croire qu'il te rassure dans la même phrase… un peu comme un autocorrect émotionnel, mais en plus vicieux.” (ch. 25)
- Le Viking chez les végans
- “Il arrive la clope au bec, une bière dans chaque main, pleines de cambouis, fume son paquet dans la soirée, boit bière sur bière. Son chien d'un mètre poursuit le chihuahua du patron. Les végans sont tétanisés. Le Viking, hilare. Moi, écarlate. Je disparais dans une fougère. Tout le monde m'aime ! Je fais déjà l'unanimité !” “Même quand je fuis le froid, le blizzard me retrouve…” (ch. 29)
- La mission impossible
- “Je me casse les dents pour réaliser ses ordres absurdes, sans moyen, sans infos, sans budget clair, sans jeunes, sans entreprise, sans université, sans aucune instance joignable. Avec un logiciel qui plante dès que je clique. Même le directeur a pris ses congés. C'est mission impossible. Je prie pour un miracle.” (ch. 29)
- Le pot de confiture
- Le sort réservé aux rebelles. “Ça transforme les rebelles en pots de confiture. Chaque fruit mûr est cuit à petit feu, puis broyé pour qu'il n'en reste que le sucre, que Ça offre au suivant ! Un régal ! Avant, on avait la sorcière avec sa pomme, maintenant, on a la reine mère avec son pot de confiture. Le pouvoir, c'est comme le sucre, Ça rend addict.” (ch. 31)
- Un doctorat en c'est la faute des autres
- “Il ne peut pas se remettre en question… Alors il ne lâche rien, il impose sa vision pour qu'on le suive, il croit des trucs faux, il ne tire aucune leçon du passé. Il a un doctorat en c'est la faute des autres.” “T'es trop sensible. T'as mal compris. Tu me pousses à bout.” (ch. 40)
- Tais-toi et applaudis
- “Tu ne crois pas que tu exagères ?” “Non, tu minimises la grandeur de ce que je vis.” Traduction : tais-toi et applaudis. (ch. 40)
- C'est ta guerre, pas la mienne
- La réponse du Viking à l'appel à témoin, deux ans après. “Le verdict est sans appel. Le Viking, bras croisés : c'est ta guerre. Pas la mienne.” Suivi de plus de trois heures trente-trois d'explications. “Je ne bois plus. … glou glou !” “Ok, merci pour le service express de non-témoignage. Très ponctuel.” (ch. 45)
- L'écriture collaborative
- L'invitation faite au lecteur. “Laissez-vous aller, ça va bien se passer, amusez-vous. J'accepte les scènes absurdes, les personnages drôles, tout est bienvenu. Vous pouvez évidemment publier votre propre création sans culpabiliser, juste pour le plaisir. Je ne permettrai pas qu'on vous juge. Il n'y a pas de mal à se faire du bien.” (ch. 46)
- L'interview de Bernard Pivot
- Le questionnaire, à la toute fin. “Ton mot préféré ? Éclat de rire. Ton mot détesté ? Montagne. Ce qui t'excite ? Rire de tout. Ce qui te rebute ? Tout prendre au sérieux. Le son que tu aimes ? Rire ensemble. Celui que tu détestes ? Un monolong. Ton gros mot préféré ? Ennuyeux… merdant.” (ch. 47)
- Un terrain de jeu, jamais une injonction
- “Mon livre devient un terrain de jeu, une porte ouverte, jamais une injonction. Les lecteurs peuvent écrire, détourner, inventer, imaginer : des titres, des scènes, des images, des musiques, des films intérieurs. Mon livre ne s'arrête pas à la dernière page. Je referme mon carnet. Je souris. La suite commence maintenant.” (ch. 47)
- Le Prix de l'Âme et du Sourire
- “J'ai créé ce prix pour honorer le personnage de fiction à la fois drôle et profond. Le Viking a apprécié l'idée !” “Il a établi la norme pour un certain type de personnage principal qui combine à la fois une beauté irrésistible, un style fringant, et un don pour la comédie et le drame sans effort.” “Il t'a payé, n'est-ce pas ? Je m'en doutais !” (ch. 47)
- Show patate
- Le spectacle vu par le Viking. “Avec moi, ça va être show patate ! Distribue les lunettes de soleil. Ils vont tous bronzer.” (ch. 47)
- Un procès général
- La méthode de la mère face aux gendarmes. “Écoutez, je suis pressée, ma fille de deux ans est malade. Alors mettez-moi un procès GÉNÉRAL et laissez-moi partir.” Ils l'ont laissée partir sans contravention. (ch. 42)
- La météorite
- “Ce matin, la météo avait prédit une catastrophe imminente. J'ai regardé le ciel : grand bleu.” “À l'instant même où j'ai reconnu le poinçon de Ça sur la cire, la foudre a frappé, a fait sauter les plombs, et l'orage a éclaté. La météo avait raison. Une météorite est tombée.” (ch. 34)
- Le parapluie quand il fait beau
- “Ça me prête un parapluie quand il fait beau, et me le reprend dès qu'il pleut. Je suis trempée.” (ch. 34) Le Viking fait exactement pareil : “Tu leur donnes un parapluie quand il fait beau, et tu le leur reprends quand il pleut.” (ch. 10)
- Trois chats noirs pour une souris blanche
- Le tribunal au complet. “Point commun de tous les représentants du tribunal ici présents, réunis pour faire mon procès : ils tiennent à leur poste plus qu'à la prunelle de leurs yeux. Tous les trois veulent m'éliminer pour continuer de toucher leurs salaires. Oh pardon, leurs subventions. Trois chats noirs pour une souris blanche. Ils vont bien s'amuser !” (ch. 34)
- La réunion au sommet
- “Dans notre ministraillon, y a deux types de profils : les chefaillons, qui délèguent les tâches aux sous-fifres et s'en attribuent le mérite. Et les sous-fifres, qui font avancer le travail et ne devraient jamais en savoir plus qu'ils n'en ont besoin. Mais Blanche-Neige cherche à se mêler un peu trop de nos affaires… Il faut déployer le plan d'urgence. Une frappe éclair. Pas de survivant. C'est politique.” (ch. 33)
- Le télégramme de l'ONU
- La limite posée par écrit, point par point. “Restons factuels. Stop. Tu as dépassé mes limites. Stop. Je ne suis pas ton ennemie. Stop. Tu me respectes. Stop. Si tu as un souci, tu me parles calmement. Stop. Alors respire et gère ton ego. Stop. Et laisse-moi en dehors de tes films de guerre. Stop. Je veux la paix. Stop. Tu valides ou je m'arrête. Stop.” (ch. 32)
- Le ministre des contraintes
- “Faut pas pousser mémé yogi dans les orties ! Je pourrais tuer à mains nues le ministre des contraintes de mes deux, avec ses lois et ses décrets à la con !” (ch. 30)
- Les manœuvres
- Garer douze mètres de drak-car, à deux. “Tu crois que ça va passer ?” “Ça ne passera jamais !!” “Coupe l'arbre !” “Oui chef !” “Casse le mur !” “Bien chef ! C'est fait, chef !” “Taille le grillage !” “À vos ordres, chef !” “Perfect ! Toujours aussi clumsy, my stupid French woman !” (ch. 27)
- Le dictionnaire de l'absurde
- “Administration : machine à faire durer les choses qui ne devraient pas durer.” “Ordinateur : cerveau électronique qui reproduit nos erreurs plus vite que nous.” (ch. 24)
- Monolong
- Trois heures trente-trois de monologue quotidien, six mois durant. “Ce n'était pas une conversation. C'était un monologue sponsorisé par une marque de bière. J'ai perdu sa piste aux ravitaillements. Plus il court, plus il est pété, mais avec des mots.” “Je dis quelque chose ? Il rebondit… mais pas sur ce que j'ai dit. Sur ce qu'il aurait dit à ma place. Il s'entraîne pour un marathon verbal, sans ravitaillement ni ligne d'arrivée.” (ch. 19)
- Le perroquet du Thing
- “Un Viking qui se prend pour le Maître des Runes en personne — Diseur, Conseil et tout le Thing à lui tout seul —, c'est le pompon ! Même les monstres marins capitulent !” “Même le Maître des Runes en a eu marre et a ajourné la séance, mais il continue sa harangue. Le Conseil des Anciens s'est barré pour manger, mais il suit sa logique.” (ch. 19)
- L'incantation sacrée
- Ce qui met fin au sortilège du verbe sans fin. “J'ai invoqué l'incantation sacrée : Tu continues. Moi j'arrête. Je l'ai laissé seul… face à son écho.” (ch. 19)
- La guerre froide
- “C'est fou comme un petit mot de trois lettres peut déclencher une guerre froide, un siège sans fin et des bombardements à répétition !” “La guerre d'usure a commencé par l'appel du Nord : des monologues vocaux tous les jours, sans exception, durant les longs mois d'hiver !” (ch. 18)
- La complainte du Viking abandonné
- Ce qu'il chante au téléphone pour faire céder. “Tu ne m'aimes pas ! Tu choisis le confort à la passion ! Tu préfères ton lit à mon âme !” “Je protège mon autonomie, il entend elle ne m'aime pas, et personne ne ment.” (ch. 18)
- L'effet domino
- La mécanique des conseils du Viking. “Chacun de ses conseils crée un nouveau problème. Que le conseil suivant prétend résoudre.” “Il ne ment pas. Il le pense vraiment. Logique parfaite et démente.” (ch. 13)
- Le syndrome de grandeur mobile
- “Le Viking et son syndrome de grandeur mobile ! Il a déjà du mal à faire un créneau dans cette ruelle étroite et déglinguée par les racines de pins parasols, mais il veut revenir en Titanic sur roues…” (ch. 28)
- Le syndrome de l'écureuil
- Acheter par lot, en taille XXL, et tout stocker. “Comme ça, je peux résister à une guerre en toute autonomie, et tenir un siège pendant un an ! S'il y a une apocalypse, on sait où installer le camp de base.” (ch. 11)
- Du glorieux sinon rien
- “C'est une tradition viking, il faut du glorieux, sinon rien.” (ch. 8) Le surnom est sacré : c'est l'empreinte personnelle de son propriétaire, sa carte d'identité, gravée au fer rouge. Chez les Vikings, la plus petite mouche pète de l'or.
- Logique viking
- Il y a toujours un coupable, mais ce n'est jamais lui. Lui, c'est le dernier homme juste dans un monde d'incapables. (ch. 10)
Les Terres Brûlées
- La guerre des Terres Brûlées
- Le grand conflit pour éradiquer les octopus nucléaires dans le désert de feu,<br>d'où l'on revient mort ou complètement roussi. (annexe 1)
- Le désert de feu
- Le champ de bataille où les cendres ont soif. (annexe 1)
- Berserker
- Celui qui court vers le danger pour sauver les autres,<br>et qui revient en courant pour sauver sa peau.<br>“Un ex-berserker surentraîné : viking increvable un peu fou furieux.<br>Il ne lâchera pas le morceau, ça va être ma fête !” (ch. 17)<br>“Son plan n'était pas de me convaincre. C'était de m'user.<br>Un berserker ne négocie pas : il fait le siège.” (ch. 18)
- Cœur de dragon fêlé
- Un cœur brave, qui a roussi. (annexe 1)
- Mouettes dépressives
- Les regrets qui tournent en criant au-dessus de la tête. (annexe 1)
- O.T.T.
- L'Oursin Tentaculaire Toxique, ou O.T.T.<br>“Créature invisible aux mille piquants, qui s'accroche au souffle :<br>quand elle rôde, les villages ferment leurs portes<br>et le monde entier fait la sieste.” (ch. 17)
- Le temps suspendu
- La pause planétaire :<br>le jour où le monde a mis son clignotant et s'est garé.<br>Durée indéterminée, motif jamais très clair. (annexe 1)
- La sieste mondiale
- Le seul événement de l'Histoire où l'humanité entière a été d'accord :<br>rester allongée, pour le bonheur des amoureux et le malheur des autres.<br>Certains ne s'en sont jamais tout à fait relevés — dans un sens comme dans l'autre. (annexe 1)
- La délivrance du pyjama
- Le jour où il a fallu remettre un pantalon avec un bouton.<br>Nombreux blessés. (annexe 1)
- La fête mondiale des bises
- Ce qui a suivi la délivrance :<br>on s'est embrassés comme des affamés,<br>sans se rappeler qui était qui, ni combien on en devait par joue. (annexe 1)
- Des valises pleines de bombes et de fantômes
- “Derrière sa gueule d'ange, il traîne des valises pleines de bombes et de fantômes.” (ch. 23)
- La fuite de courant émotionnel
- “Rien ne comble le trou, tant que le lien perdu n'est pas reconnu, digéré, à l'intérieur. On peut t'aimer très fort. Ce n'est jamais assez. C'est comme remplir un puits sans fond. On se vide, comme une batterie branchée sur un chargeur défectueux. Résultat : c'est pas un manque d'amour, c'est une fuite de courant émotionnel.” (ch. 43)
- La pause planétaire du temps suspendu
- “Le jour où le monde a mis son clignotant et s'est garé.<br>Durée indéterminée, motif jamais très clair.” (annexe 1)
Créatures et figures
- Ragnarök
- La fin du monde, où tout s'effondre dans le grand chaos.<br>“Quand la police frappe à la porte, c'est Ragnarök.<br>Les runes sont mauvaises. On viole mon territoire. Je mets les voiles.” (ch. 16)<br>“Pas besoin de déclencher Ragnarök pour un bout de plastique.<br>Si le rétro est cassé, inutile de faire venir Odin, on appelle l'assurance.” (ch. 4)<br>Le gros bordel d'où tout renaît — pas en mieux.<br>Ou comment faire un nouveau merdier avec l'ancien.
- Odin
- Dieu borgne, le patron furax des Vikings,<br>tous confondus, y compris les poètes et les petits malins. (annexe 1)
- Thor
- Frappe d'abord, réfléchit ensuite. (annexe 1)
- Asgard
- La cité des dieux. Ou pas. (annexe 1)
- Mjöllnir
- Le marteau qui revient toujours à la main.<br>On le surnomme retour à l'envoyeur :<br>c'est le boomerang des intentions,<br>qu'elles soient bonnes ou mauvaises, elles te reviennent toujours dans la figure. (annexe 1)
- Brokkr et Sindri
- Les nains forgerons des trésors divins,<br>qui ont élu domicile dans le hangar du Viking.<br>“On dirait le hangar de Thor.<br>Je m'attends à ce que les nains Brokkr et Sindri sortent le Mjöllnir du coffre.” (ch. 8)
- Völva
- La prophétesse qui lit les runes et les intentions.<br>Elle a sa petite alarme interne : elle est prévenue à l'avance.<br>Mais ça ne sonne que pour elle : les autres n'y voient que du feu. (annexe 1)
- Skjaldmö
- La fille au bouclier, qui ne demande la permission à personne.<br>Ce que devient Coraline dans sa tête :<br>la guerrière qui parcourt cinq cents kilomètres à pied en combattant trois mètres de poudreuse,<br>pour trouver des chiens de traîneau dans une aire de jeu de vingt-cinq millions d'hectares. (annexe 1)
- Nøkk
- L'esprit farceur du royaume des eaux, fait d'alluvions vert fluo,<br>qui empêche le Viking de sortir son Hobbit-cat de l'eau.<br>C'est aussi lui qui donne aux Vikings leur force légendaire :<br>à force de passer leur vie sur leurs drakkars, ils respirent l'énergie des Nøkk. (annexe 1)
- Vulkavik
- Les créatures féroces qui projettent la lave, au Royaume des Feux glacés.<br>Montagnes enragées qui crachent le feu. (annexe 1)
- Cuboméduse
- Surnommée la méduse boîte,<br>car si elle te touche, tu repars les pieds devant.<br>On ne peut pas la regarder dans les yeux, parce qu'elle en a vingt-quatre.<br>On la combat à coups d'oursins dans l'œil.<br>Presque sympa, pour un monstre marin. (annexe 1)
- Les monstres marins
- Nés de l'esprit tortueux d'un certain Jules Verne, pour faire chier les Vikings,<br>qui les pourchassent depuis des millénaires et les bombardent d'oursins.<br>Ils détestent les séances d'acupuncture :<br>alors ils les avalent tout crus, avec leur drakkar. C'est de bonne guerre.<br>Pour les Vikings, c'est l'occasion de prouver leur bravoure :<br>ils ne sont rien sans ces monstres bien de chez eux. Ils les connaissent bien.<br>Pour eux, ils sont presque sympathiques.<br>Rien à voir avec les octopus nucléaires de la guerre des Terres Brûlées,<br>inconnus des Vikings. (annexe 1)
- Octopus nucléaire
- Ce monstre marin est d'un autre calibre :<br>il domine toute la chaîne alimentaire.<br>C'est la version XXL, sans l'option bonne intention.<br>Son gaz tueur anéantit tout ce qui bouge :<br>partout où il vit, il ne reste que des terres brûlées.<br>Le Viking lui a fait la guerre.<br>Si tu le combats, soit tu rentres les pieds devant,<br>soit — avec de la chance — tu en reviens roussi,<br>avec le mal des Terres Brûlées qui te ronge de l'intérieur. (annexe 1)
- Reine du Blizzard
- Le surnom de Coraline, la petite Reinette du Soleil,<br>aux prises avec les rêves gelés du Roi du Blizzard.<br>Elle essaie de garder sa tête froide et son cul au chaud quand tout gèle. (annexe 1)
- Thorine la Bien-Peignée
- Surnom de Coraline, à qui personne n'a jamais réussi à donner un coup de peigne :<br>ses cheveux partent dans tous les sens depuis sa naissance,<br>dès qu'on tente de les approcher. (annexe 1)
- La Vikinga
- Douce dehors, tempête dedans. (annexe 1)
- Le taureau
- Le sketch du Viking sur le signe astrologique de Coraline.<br>“Toi, t'es le plus tranquille de tous les signes du zodiaque, rien ne te perturbe !<br>Tu es là, tu broutes l'herbe…<br>une bombe explose juste à côté de toi,<br>tu lèves la tête, curieuse, en continuant de ruminer…<br>puis cataclop, cataclop, tu marches tranquille jusqu'au champ d'à côté.” (ch. 26)
- Un événement géologique
- L'unité de mesure du silence chez le Viking.<br>“Il pose sa bière. Il ne dit rien pendant trois secondes —<br>ce qui, chez lui, constitue un événement géologique.” (ch. 13)
- Les Gardiens du Trésor de la Brume
- Ce que les Vikings disent être.<br>“Depuis le siècle d'or, la terre entière est notre marché :<br>nous avons tout vendu, des épices, des bateaux, des idées, et même du vent !<br>On ne laisse jamais rien s'envoler.” (ch. 4)
- Kaii
- La langue des mouettes, qui commentent la manœuvre depuis le ciel.<br>“Kaii = absurde !”<br>“Kaii kaii = par là !”<br>“Kaiii = enfin !”<br>“Kaiii Kaiii = mieux vaut tard que jamais !” (ch. 5)
- L'immaculée conception
- Ce qui sauve les marins qui foncent sur un yacht de cinquante mètres.<br>“Nous sommes protégés par l'immaculée conception !<br>Aux innocents les mains pleines.<br>Merci Marie, pleine de grâce et de paillettes, protectrice des marins !” (ch. 5)
- Le Roi du Blizzard
- Le Viking qui descend du Nord chercher la Reinette du Soleil<br>pour l'emmener au Nord Ultima, là où la route s'arrête sur rien. (annexe 1)
Les lieux
- Îles d\'Or
- — “Ou bien partir en bateau aux îles d\'or.<br>Toutes sont magnifiques, pour suivre la course du soleil<br>et changer d\'île selon l\'heure.” (ch. 20)
- Île du Croco
- Gardée par un crocodile plus paresseux que féroce,<br>tellement épris de sieste qu\'il s\'est figé en île. (annexe 1)<br>— “Le matin, on part faire un plouf sur le Croco, l\'île du Levant,<br>réservée aux vélos, avec ses plages de mica.” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-04-matin-croco-velos.webp
- Île du Zénith
- — “À midi, on fait voile sur l\'île du Zénith,<br>une réserve de poissons dans un aquarium turquoise.<br>J\'ai tellement trempé dans l\'eau de mer que ma peau est iodée.<br>On me reconnaît à l\'odeur de monoï qui me précède.” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-05-midi-zenith-aquarium.webp
- Île du Couchant
- — “Le soir sur l\'île du Couchant,<br>la demeure des rares nudistes épris de liberté, dans sa plus belle expression.<br>À l\'heure où le ciel rose orangé se reflète dans la mer, tout s\'embrase.” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-07-ciel-embrase.webp
- Île du Corail
- — “Ou pagayer jusqu\'à l\'île de Corail en kayak,<br>idéal pour se détendre et découvrir le littoral depuis la mer.”<br>— “J\'ai été conçue sur l\'île de Corail, d\'où mon prénom.” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-10-glace-santorin.webp
- Presqu\'île du Sel
- Là où vit Coraline : mer, hamac, colibris. (annexe 1)<br>— “En plein hiver, il gare son drak-car XXL sur la presqu\'île du sel battue par les vents.<br>Seuls les kitesurfeurs viennent affronter la mer gelée, juste pour le kiff.” (ch. 17)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-02-marais-salants.webp
- Palmeria
- Où poussent les palmiers et les bonnes résolutions. (annexe 1)<br>— “Je vis à Palmeria, sur la presqu\'île du sel,<br>face aux îles d\'or et au Croco,<br>entre terre et mer turquoise, marais salants et flamants roses.” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-03-dolce-vita.webp
- Marisola
- Île de soleil et de sel, patrie du farniente. (annexe 1)<br>— “Dans son pays, tout est propre. Tout est net. Réglé comme une horloge suisse.<br>Mais ce jour-là, en rentrant de voyage de la terre des talons qui claquent,<br>il atterrit à Marisola, et son monde s\'écroule quand il rencontre… la SNCF.” (ch. 12)
- Royaume du Soleil
- Le Sud, tel que les Vikings le surnomment.", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-06-apres-midi-voiles-pins.webp
- Soumerland
- Le pays du Viking, sous le niveau de la mer,<br>où l\'on garde les pieds au sec par entêtement. (annexe 1)<br>— “Regarde, d\'abord on traverse le Soumerland.<br>Facile, c\'est plat comme une crêpe.” (ch. 20)
- Bas-Valhalla
- Le paradis des guerriers, version rez-de-chaussée.<br>— “Là-bas, tout est plat. Pas une colline, pas une butte, pas un monticule. Rien.<br>Alors il faut bien compenser. Plus t\'es grand, plus tu vois loin.<br>Du coup, les hommes poussent comme des bambous géants<br>et ressemblent à des asperges mutantes.<br>Nous, on a les montagnes. Eux, ils ont les géants.” (ch. 3)<br>Là-bas, chaussures et chaussettes sont hydrofuges :<br>seuls les étrangers ont les chaussettes humides et les pieds trempés. (annexe 1)
- Royaume des Sabots Humides
- On y avance à pas lourds, chaussettes mouillées.<br>C'est là que les Vikings sont devenus les rois des digues,<br>pour tenter de se maintenir au sec. (annexe 1)
- Haldorholm
- Le fief familial : village de brume et fierté. (annexe 1)<br>— “Le Roi du Blizzard emmène la Reinette du Soleil.<br>Road trip de Haldorholm au Nord Ultima.” (ch. 20)
- Terres des brumes salées
- — “Puis on quitte le Royaume des digues intrépides<br>pour les terres des brumes salées.” (ch. 20)
- Digues Intrépides
- Qui retirent la mer, pour éviter les débordements.<br>Un des surnoms du Viking est “le skipper des Digues Intrépides”. (ch. 5)<br>Les Vikings sont devenus les rois dans la maîtrise de l\'eau,<br>et ils ont transformé leurs canaux en terrain de jeu : ils sont nés sur des patins.<br>En hiver, de 7 à 77 ans, ils adorent glisser sur la glace,<br>les bambins avec une chaise, les anciens en chiens de traîneau.
- Grand Royaume du Bois Calme et des Dieux du Meuble
- L\'étape du road-trip où l\'on roule de ponts en ponts et d\'îles en îles,<br>juste après les terres des brumes salées.<br>— “Je vois ça d\'ici ! Je voudrais bien m\'arrêter, mais on doit avancer.<br>Alors on mange des harengs fumés en boîte.<br>On fait la pause pipi en bord de route.<br>Et on boit des cafés tièdes au milieu des embruns.” (ch. 20)
- Norborea
- La grande forêt du Milieu-Nord :<br>vingt-cinq millions d\'hectares d\'arbres, et personne à cinq cents kilomètres à la ronde.<br>— “Je vais le poser sur un terrain isolé, au cœur de la forêt de Norborea,<br>avec pour horizon 400 km d\'arbres à la ronde.” (ch. 21)<br>Le Viking veut y construire sa cabane en bois.<br>— “J\'entends ça d\'ici, avec le bruit des arbres qui tombent.<br>Tu vas déclencher une migration.<br>Les Norboréens vont t\'interdire de séjour !” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-18b-bois-calme-vallee.webp
- Lac Luminör
- Le grand lac planqué au milieu de la forêt.<br>Alias the Golden Lake, réputé pour cacher un trésor,<br>tant ses écus d\'or reflètent la lumière du soleil.<br>— “Ici tout me plaît. Les forêts de Norborea respirent, et les lacs de Luminör méditent.<br>Les gens parlent moins et écoutent plus la nature.” (ch. 20)
- Empire des Fjords Rugissants et Forteresse de Fjordgard
- La forteresse en haut des falaises noires,<br>où règnent le roi et la reine des Vikings.<br>— “Ici, dans la Forteresse de Fjordgard, tout en haut des falaises noires qui dominent l\'océan.<br>C\'est très beau, tu verras !<br>Là-bas il n\'y a que du vent et du sel, des cascades en colère<br>et des dieux qui dorment dans la glace.”<br>— “C\'est bien de là-haut que les oisillons se suicident<br>en se jetant des falaises pour apprendre à voler ?”<br>— “Oui c\'est génial ! Les Vikings ont adopté la même technique :<br>on a inventé le wingsuit flying et le base jump !<br>C\'est notre moyen le plus rapide pour nous ravitailler.<br>On atterrit directement sur nos drakkars et on part pêcher.<br>Tu veux essayer ?” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-21-forteresse-fjordgard.webp
- Royaume des Feux glacés
- L'île volcanique à l'ouest, coincée entre la lave en fusion et la glace.<br>— “Regarde à l'ouest, ce sera notre prochaine aventure !<br>L'île du Royaume des Feux glacés.<br>Là où le souffle de la terre fume, où les vulkavik projettent la lave en fusion.”<br>— “Il paraît que les elfes ont des droits civiques<br>et se baladent sur des chevaux minuscules. C'est vrai ?” (ch. 20)
- Aurorelia
- La dernière étape avant le Nord Ultima.<br>— “Regarde, on arrive à Aurorelia, là où des lumières dansent dans le ciel !<br>On va dormir dans un hôtel de glace !”<br>— “Quoi ? Mais je suis déjà au bout de ma vie ! Tu veux m'achever ?”<br>— “Justement, ça conserve !” (ch. 20)
- Royaume du Bout du Soleil
- — “Regarde, ça y est, on arrive au Royaume du Bout du Soleil,<br>sur le Trône du Grand Froid,<br>quand la route se termine, la mer et le ciel se confondent.” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-32-bout-de-la-route.webp
- Trône du Grand Froid
- — “Regarde, ça y est, on arrive au Royaume du Bout du Soleil,<br>sur le Trône du Grand Froid,<br>quand la route se termine, la mer et le ciel se confondent.” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-33-trone-de-glace.webp
- Nord Ultima
- Le bout de la route, à l'extrême nord.<br>— “On arrive au Royaume du Bout du Soleil, sur le Trône du Grand Froid,<br>quand la route se termine, la mer et le ciel se confondent.”<br>— “Tu es en train de me dire qu'on s'est tapé 3600 bornes<br>pour arriver au bout d'une route qui ne mène nulle part ?” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-32-bout-de-la-route.webp
- Gros Noland
- L'île au Nord du Gros Nord.<br>— “Tant qu'on y est, j'ai trop envie de traverser la mer de glaces,<br>pour découvrir le Gros Noland !”<br>— “LE GROS NOLAND !!! Mais on n'est pas venus en Blizzard !<br>Et je ne sais pas construire d'igloo, ni conduire sur des skis.<br>Je n'ai même pas le permis moto-neige, d'ailleurs je ne sais même pas skier !” (ch. 20)", img:"images/carte-chapitre-20/chapitre-20-image-35-drakkar-mer-de-glace.webp
- Le royaume roulant
- Le drak-car, vu par son propriétaire quand on vient l'en déloger. “Sortez de ce terrain, Monsieur. Le stationnement n'est pas autorisé.” “Vous m'expulsez de mon royaume roulant ?!” (ch. 14)
- Le phare reconverti en bureau
- L'univers du Viking : hangar à bateaux, capitainerie, phare reconverti en bureau. (annexe 1)
- La montagne
- “Je déteste la montagne. Je suis une fille du Sud. Rien que le mot montagne, je givre.” “Le chaos commence… Je bosse. Il râle. Je fais des heures sup. Il fume. Le planning change. Il fait la tête. Je rentre KO. Il boit des bières. Beaucoup.” (ch. 13)
- Les Plaines du Dessous de la Basfondie
- “Regarde, on traverse les Plaines du Dessous de la Basfondie…” “Ah oui ! C'est plat comme une crêpe !” (ch. 8)
- Le camp des drak-kars
- Au pied des dunes ondulantes, sur le polder vert, à la lisière de la plage, au cœur d'une réserve naturelle d'oiseaux migrateurs. “Regarde au loin, ces petits Vik intrépides naviguent jusqu'au soleil couchant. Ils reviennent quand les nuées d'oiseaux rentrent dormir.” (ch. 8)
- Le hangar XXL
- “Son hangar XXL de trois cents mètres carrés est une zone commerciale à lui tout seul. J'ai demandé un coin pour poser ma table de massage. Il m'a proposé la terrasse. Il n'y avait pas de terrasse, mais des magasins de bateaux, voitures, bricolage, informatique, vêtements, instruments de musique pour tout un orchestre. Et deux chiens d'un mètre pour garder son stock.” (ch. 11)
- Nedervik
- Cité basse de plafond, haute d'ego. (annexe 1)
- Lagervann
- Ville-lac où l'eau et la bière se disputent la première place. (annexe 1)
- Submersheim
- Village qui prend l'eau en chantant, dont le drapeau a repris le sous-marin jaune, en l'honneur des Beatles. (annexe 1)
- Terre du Sous-Mer
- Toujours un cran sous la mer… et le romantisme. “Regarde, ici c'est la Terre du Sous-Mer. La reine est une Völva, elle a des visions.” (ch. 8) À force de vivre sous le niveau de la mer, les Vikings ont adopté le sous-marin jaune comme emblème de leur royaume.
- Le Royal Club Nautique
- “Sa silhouette old school, au charme très british, orne le bord du lac paisible. C'est le plus ancien club de voile du Bas-Valhalla. Un petit bijou. J'admire ses murs chargés d'histoire, qui racontent avec passion les courses de voiliers. Depuis sa création, les noms des vainqueurs sont gravés dans le laiton pour l'éternité.” (ch. 9)
- Le lac magique
- “Le catamaran fuse à toute allure sur l'eau douce, de couleur étrange… vert fluo. Chargée d'alluvions, c'est la demeure des Nøkk Nykur : les esprits de l'eau, qui hypnotisent tous les marins du pays. Cet hymne à la vie remplit nos poumons d'oxygène et de vitalité. C'est le secret bien gardé de la force légendaire des Vikings.” (ch. 9) Et le soir, ils aimantent la coque du hobbit-cat comme une ventouse, pour l'empêcher de sortir de l'eau.
- Royaume des Mers Renversées
- La région d'origine de la reine des Vikings. “Ma mère vient du Royaume des Mers Renversées. Elle aime tout ce qui a trempé dans la saumure, la graisse ou l'ammoniac, c'est comme ça qu'on conserve la pêche chez nous.” (ch. 20 bis)
- Royaume des Plaines-Claires
- L'un des deux camps du match que le Viking suit sur TeleKata. Les paris sont ouverts. “Moi je veux suivre le match de la guerre entre le Royaume des Plaines-Claires et l'Empire des Terres-Froides, ça c'est grave !” (ch. 20 bis)
- Empire des Terres-Froides
- L'autre camp, qui joue à se servir chez le voisin. “Le voisin le plus grand et armé qui décide d'enfoncer la porte d'à côté parce qu'il prétend que la maison doit lui appartenir. À ce rythme c'est bientôt notre tour !” (ch. 20 bis)
Objets et cris
- L'alerte nucléaire
- Le réglage que les parents ont posé sur le téléphone de leur fille — et ce que le Viking déclenche tout seul dans sa tête. “La lumière rouge s'allume… je déclenche l'alerte nucléaire : j'imagine les pires scénarios catastrophes. On va tous mourir coincés dans ce train, sans eau, sans sortie, sans wifi !” (ch. 12) “Mes parents ont craqué le code. Il sonne toujours quand c'est eux. Ils ont programmé une alerte nucléaire, avec protection renforcée. Il faut trois mots de passe pour l'ouvrir : Urgent Maman Papa.” (ch. 7)
- Le GPS parental
- “Ok, éteignez votre GPS parental. Un peu d'espace, ou je passe en mode avion.” Sur la carte du voyage, il est agréé DGSI-F : suivi d'itinéraire par satellite en temps réel. (ch. 3)
- La Rolls du Viking
- “Il conduit une Rolls-Royce Phantom, sa mascotte emblématique à l'avant du capot se dresse comme un viseur. Au volant, on croirait qu'il s'apprête à buter Al Capone. Dans les virages, elle est lourde comme une enclume et vire comme un paquebot.” Il a démonté un canapé club en cuir rouge vieilli pour en recouvrir les sièges. (ch. 23)
- Le hamac en fibre de parachute
- “Je me suis pris un hamac en fibre de parachute, qui se range dans mon sac, et que j'emporte partout avec moi. C'est le top du top, imperméable, avec moustiquaire intégrée, je l'ai pris en version XXL, convertible hiver/été, tu adorerais !” (ch. 31)
- La première sur les voiles
- “On tenait absolument à ce que la première soit projetée en mer, par temps calme, au coucher du soleil. Il fallait voir ça ! Tous les bateaux réunis, avec leurs lampions et leurs bougies, le ciel était tout rose, et on a projeté le film sur les voiles de son bateau devant l'Île du Croco.” (ch. 35)
- Le système de défense d'alerte avancé
- “Ils insistent jusqu'à ce que je décroche. Sinon, ça veut dire que c'est un cas d'extrême urgence, alors ils interviennent tout de suite.” Et jusque dans le cercueil : “Chacun se regarde, hyper gêné, cherche à éteindre son portable, en vain. La sonnerie vient de mon cercueil.” (ch. 43)
- Le roman allume-feu
- “Étant donné que je suis le seul en possession de ton livre, et que je ne lis pas de roman, je compte allumer un feu de cheminée avec les pages de ton bouquin.” “Excellente idée ! Je vais tout de suite la soumettre à IKEA : un roman allume-feu, bio, recyclé, pour vos longues soirées d'hiver. Aucune perte. Très écologique.” (ch. 45)
- Le drakkar-live
- Le bateau-orchestre du concert sur l'eau. “Un drakkar-live flotte entre les vagues, ancré aux quatre vents. Des instruments accrochés aux cordages, des percussions bricolées avec des seaux.” “J'ai trois sirènes XXL en haut du mât qui font haut-parleur, ça va envoyer du lourd !” “Des centaines de bateaux forment un cercle flottant.” (ch. 46)
- Le tambour marin
- L'invention du Viking. “Il frappe une énorme demi-sphère flottante, attachée aux flotteurs. Le son claque comme le tonnerre. L'onde se propage dans toutes les directions, à travers l'eau. Les dauphins sautent. Les poissons fuient en dessinant des rayons de soleil sous la surface.” (ch. 46)
- Danse avec le Viking
- Le titre de la chanson jouée au concert. “J'ai dansé avec le Viking. Maintenant, je danse avec la vie.” (ch. 46)
- Le juke-box
- Une des passions du Viking, avec la navigation, la mécanique, le jazz et les vinyles. (annexe 1)
- L'animal sauvage
- Le livre, une fois fini. “Je peux maintenant relâcher cet animal sauvage dans le monde, libre de rencontrer ses lecteurs. Je crée pour vivre, sortir de la bulle, retourner dans la vie.” (ch. 47)
- Le câble USB parental
- “J'ai un câble USB parental branché en Bluetooth sur ma respiration. Un peu triste ? Maman appelle. Mon rythme cardiaque accélère ? Papa débarque. Deux éternuements ? Intervention du GIGN familial.” (ch. 42)
- La poinçonneuse
- “J'ai pris ma petite poinçonneuse pour me moquer gentiment des idées reçues. J'ai fait des petits trous dans les idées toutes faites, qu'on me brandissait comme des passeports… pour laisser passer la lumière.” (ch. 24) “J'ai aperçu la lumière dans mes idées reçues. Alors j'ai fait des petits trous pour laisser passer un peu plus de lumière.” (ch. 38)
- La carte d'espion
- Ce que le Viking sort dès qu'on lui propose un ailleurs. “Ici, c'est trop dangereux. Régime politique trop instable. Là, trop de moustiques. Là… trop de gens. Il ne reste plus que là : sur mon terrain, dans mon camion frigorifique, au beau milieu de la forêt de Norborea, à 400 km de toute âme qui vive !” (ch. 21)
- Radio Viking FM
- “Tu es expert en logorrhée ! Tu devrais ouvrir une brasserie théâtre !” “Tu as raison ! Je suis un orateur, un troubadour du verbe !” “Je dirais plutôt Radio Viking FM, volume 200 %, 24/7, pubs incluses.” (ch. 19)
- Le mur de bières
- “Tu construis un mur de bières autour de ton camp, et tu te bats en restant dedans. Après vingt-deux bières… tu chantes des chansons héroïques à ton bélier. Tu te cognes la tête contre le mur, en croyant dur comme fer que je suis ton ennemie. Et tu t'endors au milieu de ton siège émotionnel !” (ch. 19)
- Le Kit Viking anti-panique
- Ce que Coraline aurait préparé si elle avait su. “Avant : eau, snacks, musique, livre, respiration, ami à contacter. Pendant : infos claires, lui poser des limites dès qu'il flanche. Un seul focus — on n'est pas en guerre, lâche prise, respire ! Après : débrief et plan pour la prochaine fois. Mais même si j'avais su, pas sûr qu'il accepte.” (ch. 12)
- Le rétroviseur
- “C'est ainsi que le rétroviseur est devenu l'arme du crime de notre relation…” (ch. 4)
- Drak-car
- L'habitation mobile du Viking, sur roues, surnommée “le Blizzard” par Coraline. “Son drak-car XXL n'a pas de stickers, pas de nom. Que de l'éclat. Un Apple Store sur roues. Je l'ai surnommé le Blizzard. Blanc sur blanc, il passe incognito, en mode camouflage. Il peut rouler au milieu de l'Antarctique sans déranger un ours polaire. L'immaculée conception mobile, pour mettre en valeur son conducteur.” (ch. 11)
- Drak-4×4
- Le véhicule du Viking pour franchir les fjords et les états d'âme. (ch. 20)
- Drakkar
- Le bateau légendaire de tout viking qui se respecte. Pour partir loin, ou fuir vite. (annexe 1)
- Vol-vik
- “Sa vieille Vol-vik bleue orage délavée, aux sièges moelleux à souhait, est confortable, absorbante, et parfaitement adaptée à ma taille, je m'y sens aussi bien que dans mon hamac. Un vrai cocon douillet — de qualité allemande, d'après lui, c'est du solide.” (ch. 9)
- Hobbit-cat
- Un mini-cat en kit, fabriqué par les trolls. Un drakkar de sport, pour s'entraîner à la Route du Rhum. (ch. 5) “Vu d'ici, il ressemble à une élégante libellule posée sur l'eau, qui nous fait de l'œil pour prendre le départ… Toutes voiles gonflées, léger comme une plume, le catamaran s'incline sur un seul flotteur. Accrochées à une corde, on vole en équilibre au-dessus du vide.” (ch. 9)
- La galère
- Le bateau de course en métal que le Viking a voulu acheter. “Un gros. Un tout en métal. Un bateau qui inspire le respect.” “Et pourquoi pas un bateau qui inspire la stabilité ?” “Remets tes chaussures, car le métal brûle les pieds au soleil !” “Je viens de trouver le nom du bateau : La galère !” (ch. 28)
- Le drak-car amphibie
- “C'est un signe ! Son bateau, c'est de la merde ! D'ailleurs je ne voulais pas de bateau. Je vais chercher un drak-car amphibie !” (ch. 28)
- La coccinelle amphibie
- “Je viens de finir ma coccinelle amphibie, que je tracte à l'arrière, comme un zodiac, pour recharger les bières, histoire de découvrir les fonds marins un peu éméché.” (ch. 28)
- Le cata monté sur foil
- “J'ai inventé un cata monté sur foil, avec des instruments de musique dans les flotteurs et une voiture de collection pour le cockpit. Ça va être du tonnerre !” (ch. 28)
- Teardrop
- La cabine-igloo tractée, faite main par le Viking. “Nous dormirons dans ma remorque igloo, que j'ai faite main. Je la tracte derrière mon drak-4×4 et m'en sers pour dormir et cuisiner lors de mes expéditions dans le Grand Nord.” (ch. 8)
- Antenne XXL
- L'antenne géante bricolée par le Viking pour parler au monde entier. “Que fais-tu ?” “UNE ANTENNE !!” “Pour quoi faire ?” “Pour parler au monde entier, de l'Alaska à la Corée du Nord.” “À Mars, si tu peux ?” “À tous ceux qui ont des antennes dans le monde, comme moi !” Vingt mètres de haut, plantés à cinquante mètres de l'hôtel, juste pour gâcher la vue des clients en terrasse. “Depuis la vallée, on dirait une base militaire planquée dans la forêt, prête à attaquer.” (ch. 15)
- Vannheim
- “Ces voiliers classiques à fond plat, faits d'acajou, de laiton et de grâce. J'admire leurs voiles cousues mains par des elfes… Ce qui me touche le plus, c'est l'amour des Vikings pour entretenir ces joyaux, qu'ils considèrent comme leurs ancêtres vivants. Vestiges rutilants de temps révolus, ils ont l'air tout droit sortis de l'atelier des nains d'Asgard…” (ch. 9)
- Overstag !
- “C'est le signal pour changer de bord. Le vent siffle, la bôme tourne, la voile claque. Comme deux funambules intrépides, nous sautillons sur les bras d'une coque à l'autre.” Le Viking : “C'est notre signal dans la tempête, pour changer de cap. Tous les Vikings s'adaptent, en rythme, en mouvement, alertes et complices.” (ch. 9)
- Hold on !
- “Maintiens !” Le mot que Coraline confond tout le temps avec “attrape !”. “Heureusement, il mime… Malheureusement, je ne suis pas bilingue en mime. Alors, docile, je hold. Sauf que je ne hold rien du tout, en fait.” “Main plate = hold on. À ne pas confondre avec main crochue = catch.” (ch. 5)
- AAARRRGGGHHH
- “Je l'entends pousser son cri de guerre à réveiller ses ancêtres Vikings. Thor soulève son drakkar de 250 kg, qui pèse une tonne cinq tout mouillé ! Mais sa coque reste aimantée comme une ventouse à la surface du lac, par les esprits de l'eau. Alors à la force des bras et par pure conviction, il réussit à l'extraire des eaux farceuses !” (ch. 9)
- DRIIING
- Le son qu'on préfère mettre sur silencieux. “Mes parents ont craqué le code. Il sonne toujours quand c'est eux. Ils ont programmé une alerte nucléaire, avec protection renforcée. Il faut trois mots de passe pour l'ouvrir : Urgent Maman Papa.” (ch. 7) “Mes parents sont pieds-noirs. Ils m'appellent tous les soirs, pour maintenir le lien. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige… de vrais gardiens de phare !” “Vos appels sont le killer des opportunités. Je suis grillée de partout !” (ch. 3)
- RadioKata
- La version radio de TeleKata, que le Viking écoute en bricolant. “Il y a plus urgent dans la vie que de jouer avec tes histoires à dormir debout ! Je préfère largement bricoler en écoutant la radio.” “RadioKata 24/24 7/7 ! C'est sûr, chacun son truc.” (ch. 46)
- TeleKata
- La télé qui déverse les mauvaises nouvelles vingt-quatre heures sur vingt-quatre : la guerre des Terres Brûlées, les Plaines-Claires contre les Terres-Froides, et toutes les autres. “Je m'excuse d'écouter le rire des enfants à la mer, au lieu de TeleKata 24h sur 24, entre l'un qui me fait sourire, et l'autre qui me donne envie de faire la tête. Mon choix est fait !” “Y a d'autres façons de pleurer que devant TeleKata ! On peut aussi pleurer de rire avec son roman, ça compense !” (ch. 6)
À table
- La coca
- La spécialité pied-noir de Renata, offerte en signe de paix.<br>“Tenez, ça c'est pour vous deux.<br>Je vous ai fait une coca pour chacun, parce que je sais que le Viking l'aime bien…<br>Et on ne va pas rester fâchés.<br>C'est une spécialité pied-noir, vous m'en direz des nouvelles !” (ch. 6)
- Aquavit
- “La boisson officielle des vikings,<br>l'alcool de pommes de terre aux épices qui accompagne tous nos plats fermentés.<br>Après deux verres, tout paraît mangeable.<br>Ça peut assommer un ours, c'est fait exprès.<br>Comme ça quand on dort, on ne sent plus l'odeur de pet qui nous précède,<br>les villageois s'enfuient en courant dès qu'ils la sentent.<br>On a conquis pas mal de territoires avec cette stratégie d'attaque !” (ch. 20 bis)
- Surströmming
- “Il ne part jamais guerroyer sans sa cargaison de surströmming,<br>du hareng fermenté en boîte.<br>Ça a un goût d'apocalypse maritime.<br>L'odeur est si terrible qu'on l'ouvre dehors sous l'eau.” (ch. 20 bis)
- Hákarl
- Le plat préféré du roi des Vikings.<br>“Du requin du Gros Noland, qu'il pêche dans l'océan, aux pieds des falaises noires.<br>Il le fait fermenter pour éliminer l'ammoniac de sa chair toxique.<br>Il me forçait à en manger, quand j'étais petit, je retenais mon souffle.<br>Quand ça a une odeur de fromage pourri, c'est pour les enfants.<br>Les adultes attendent qu'il ait une odeur de cadavre, pour le manger.” (ch. 20 bis)
- Lutefisk
- La spécialité de la mère du Viking.<br>“La morue séchée à la soude caustique,<br>avec des pommes de terre au beurre, pour oublier sa texture en gelée.” (ch. 20 bis)
- Haring
- “C'est vraiment terrible, le Haring, j'avoue ! Une abomination.<br>On le mange en le tenant par la queue et en le gobant par la tête, comme un phoque !<br>C'est pour pouvoir tenir sans ravitaillement pendant le siège de la méduse boîte !” (ch. 20 bis)
- Broodje kroket
- “Des croquettes de ragoût panées dans du pain mou.<br>C'est délicieux avec une bonne bière fraîche !<br>On dirait une bouchée de béchamel, ça me rappelle la cantine.” (ch. 20 bis)
- Frikandel
- “Saucisse, mayo, curry, oignons hachés,<br>avec des choux de Bruxelles, c'est délicieux !” (ch. 20 bis)
- Kopstootje
- “Un shot de kopstootje glacé :<br>un coup de tête, ça nettoie les sinus et la mémoire.<br>On redeviendra copains comme cochons !” (ch. 20 bis)
- Drop
- “Ces petites gommes noires au chlorure d'ammonium,<br>ça a le goût de pneu trempé dans l'eau de mer.<br>On en raffole depuis qu'on est enfant !<br>C'est ma madeleine de Proust !” (ch. 20 bis)
- Beans
- Les conserves que le Viking stocke pour tenir un siège.<br>“Pendant toute la pause planétaire du temps suspendu, lors de la sieste mondiale,<br>je suis resté coincé chez moi en fauteuil roulant, sans pouvoir bouger.<br>Alors j'ai tout prévu !<br>J'ai ramené un caddie sur roulettes rempli de boîtes de conserves de beans, pour tenir tout l'hiver.<br>J'ai fait mon stock de protéines pour reconstruire mes os !” (ch. 8)
Les mots de Coraline
- Le décalage horaire
- “Je pars quand je dois arriver, je pense à mes rendez-vous en pleine nuit. Mes connexions synaptiques en termes d'horaires ressemblent à des passages à niveaux : un coup oui, un coup non. Le chef de gare change de voies sans prévenir. Et le personnel se met en grève régulièrement.” Le Viking : “Tu aurais dû travailler à la SNCF, tu aurais été synchro !” (ch. 6)
- La dyslexie du temps
- Le diagnostic du père. “Renata, le docteur te l'a déjà dit cent fois, Coraline a un décalage horaire structurel, une espèce de dyslexie du temps. Tu as tout essayé, lâche l'affaire, laisse-la vivre !” (ch. 6)
- Aux heures perdues, mes heures de gloire
- “Maman a l'heure dans la tête. Alors elle anticipe, elle gagne du temps. Moi, il semblerait que j'aie du vent dans la tête, alors je donne du temps au temps… Aux heures perdues, mes heures de gloire ! Chacun son truc.” (ch. 6)
- Un aimant à catastrophes
- “Il faut dire aussi que Coraline est un aimant à catastrophes.” “Tu dis ça pour me soutenir ou me porter l'œil ?” (ch. 6)
- Le cordon en kevlar
- “Elle adore créer des liens, moi aussi, du coup on a tissé un cordon en kevlar !” (ch. 3) “Chez les pieds-noirs, le cordon n'est jamais coupé. C'est en kevlar, inoxydable. Le Viking en était jaloux comme un pou, il n'a jamais pu trouver mieux sur le marché.” (ch. 42) “Merci pour votre cordon en Kevlar, mon petit cœur bat grâce à vous !”
- Tu m'offres ta liberté, pas la mienne
- “Je peux te faire vivre.” “Je sais. C'est bien ça, le problème.” Traduction : “tu m'offres ta liberté, pas la mienne. Toi, tu n'es pas seul, et moi je suis coincée.” (ch. 17)
- Entrer dans mon château
- “J'ai passé des mois dans ton drak-car, et tu as dormi une seule nuit chez moi. Vachement équitable ! Il fallait toujours qu'on aille ailleurs. Tu fuyais.” “On voyageait !” “Tu ne voulais pas entrer dans mon château. Juste m'en faire sortir.” (ch. 17)
- La dinde aux marrons
- Ce qu'on devient quand deux egos se disputent au-dessus de votre tête. “Ça se joue entre ces deux coqs de combat aux egos surdimensionnés, et je suis leur mise de fond : la dinde de Noël farcie aux marrons !” “Ils ont tous les deux gagné. Chacun a réussi à obtenir ce qu'il voulait. Et moi, je suis marron. Glacée.” (ch. 16)
- La SDF de luxe
- Le statut de celle qu'on met dehors à moins six degrés, trois fois dans la nuit. “Je deviens la locataire précaire de l'amour viking. Sa SDF de luxe, par intermittence.” (ch. 16)
- L'antenne cosmique
- Le radar intérieur de Coraline. “Quand je rentre du travail, prévenue par mon antenne cosmique, ça se confirme.” (ch. 16)
- Deux pacifistes qui essaient de se battre
- “Ici, le grand combat, pour moi, c'est d'empêcher le Viking de s'en mêler, parce qu'il veut toujours intervenir.” “Oui, c'est normal, je suis Le Héros, dans l'action, c'est génial !” “Je dirais plutôt qu'on est deux pacifistes qui essaient de se battre.” (ch. 16)
- Des colibris de toutes les couleurs
- “Même dans l'ombre, il y a de la lumière. Le comprendre me permet de refuser le noir et blanc. Je transforme les jugements hâtifs en nuances, en colibris de toutes les couleurs.” “Mon hamac, qui allège le poids des vies, aussi légères que ces colibris qui butinent… mon espace de survie, mon refuge poétique des ténèbres à la lumière.” (ch. 23)
- La planète et le soleil
- “Le soleil projette ce qu'il croit, du moment que ça l'arrange et sert ses intérêts. Il fait la pluie et le beau temps, ça change tous les jours. Il projette. C'est tout. Mais la planète ressent. Ce n'est pas un crime, votre Gravure. C'est ma nature.” (ch. 25) “On absorbe ses rayons, mais on ne projette rien. On capte son rayonnement, on écoute son raisonnement, mais on sait faire la différence entre ce qu'il projette et ce qu'on ressent.” (ch. 40)
- Mon arène, c'est le texte
- “Je ne combats plus dans des arènes qui ne sont pas faites pour moi. Mon arène, c'est le texte, l'humour, la narration, le décalage. J'écris, je pose le temps, je gagne sans combattre. Je n'écrase personne, je n'impose rien, j'ouvre des fenêtres.” (ch. 25)
- Le bail affectif à clause d'expulsion alternée
- “Je t'aime… mais sors de mon drak-car. Pars. Va-t'en, loser ! Et reviens quand je t'appelle. Reviens ! Pars ! Allez hop, va chercher ! Ramène ! Good dog !” “Je suis devenue sa locataire précaire de l'amour, avec un bail affectif à clause d'expulsion alternée.” (ch. 31)
- Le NON silencieux
- “À l'intérieur, simple, évident, un NON silencieux s'installe. Il tient tout seul. Sans émotion. Mélange de fatigue lucide. Je ne peux plus porter ce qui ne m'appartient pas. Mon corps me le dit. La mer me le dit. La lumière me le dit.” “Lui, noyé dans ses démons, moi, allongée dans la beauté du monde… dépouillée, lucide.” (ch. 35)
- La douche écossaise
- “Mon cerveau était aussi affûté qu'un flan aux œufs. Il ressemblait à une gelée anglaise fluo qui clignotait comme un calamar. J'étais rincée.” “J'ai laissé beaucoup d'eau couler pour laver ma semaine, nettoyer ma confusion et chasser l'inondation. Quand le mental cède, le corps prend le relais.” (ch. 38)
- Loyale, mais à moi d'abord
- Le cri sous la douche. “Loyale, oui ! Mais à moi d'abord… il est hors de question que je me laisse abattre et que je paie la dette des autres !” “Ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu ma voix résonner contre les carreaux de ma douche, ça m'a surprise !” (ch. 38)
- Appuyer sur ESCAPE
- “J'ai décidé que désormais, j'appuierai sur ESCAPE tout de suite, sans jouer à des jeux sans issue. Je dirai NON, et je refuserai de jouer. J'éviterai les plans foireux et les tartes à la crème, pour ne pas que ça me retombe dessus.” “Je resterai à distance respectable des loups, qui cherchent un Petit Poucet pour couvrir leurs méfaits.” (ch. 38)
- Encore debout, mais à l'horizontale
- “J'étais devenue l'héroïne qui refuse de mourir dans l'épisode 3. Toute cassée, mais encore debout.” “J'étais vivante. Encore debout, mais à l'horizontale. Et bientôt prête à danser.” (ch. 38)
- Un sport extrême en position assise
- Écrire. “Je passe par toute la gamme : du rire aux larmes, de la confusion à l'illumination. Écrire est un sport extrême en position assise. Parfois j'ai le cerveau en gélatine, d'autres fois le texte s'écrit tout seul. Je me contente juste de tenir le stylo et d'éviter de renverser mon café.” (ch. 38)
- Ne jamais jouer le sauveur avec le soleil
- La règle numéro un. “J'ai vu son noyau et je me suis dit : wahou ! Il est profond ! Il a souffert ! Je vais l'aimer très fort et le sauver. BIIIP ! Spoiler : grave erreur !” “J'étais là, à lui tourner autour comme un satellite. Et puis, d'un coup… pffft ! J'ai pris feu comme une torche ! Ma boussole a fondu, j'ai complètement perdu le nord.” (ch. 40)
- Burn — out
- L'explication du mot, en deux temps. “OK, ça rayonne moins, c'est sûr, mais c'est quand même moins risqué que la lave en fusion. J'ai testé : j'ai brûlé — burn — j'ai été éjectée — out !” (ch. 40)
- Ce n'était qu'un spot
- Ce que dit la psy, à la fin. “Une planète qui apprend à garder ses distances devient un système à elle toute seule, que votre ex ne pourra jamais éclipser. Et puis, ce n'était pas le soleil, c'était juste un spot dont l'ampoule a grillé. Regardez dehors, le soleil brille. Regardez dedans, c'est pareil. Alors recommencez à rayonner.” (ch. 40)
- Le bunker
- “Après le Viking, je me suis isolée. Luxe absolu. Hamac capitonné, colibris sous cloche, ministère de ma paix intérieure. Plus de conflits, plus de bruit, plus d'humains. Problème : à force de me protéger, je me suis aussi privée des relations saines. Le bunker empêche les bombes, mais aussi les baisers.” (ch. 43)
- L'empathie unilatérale
- Le chaînon manquant. “Pendant que je me mets à ta place pour ne pas te blesser, je m'empêche simplement de vivre. C'est ça le danger de l'empathie unilatérale. Alors je reviens dans mes bottes. Tu ne t'es jamais mis à ma place, et j'ai assez donné.” (ch. 45)
- La scène du concert
- La scène qui n'existe pas — et que les lecteurs écrivent à la place de l'auteure. Elle occupe tout le chapitre 46. “Celle que j'ai refusé d'écrire, parce que je n'aime pas prendre mes lecteurs pour des imbéciles !” “Alors du coup, j'ai pris la décision de demander aux lecteurs qui en ont envie d'écrire cette scène où on se retrouve. Ils savaient que j'aimais les comédies romantiques, mais que je ne voulais surtout pas qu'on se remette ensemble, alors ils ont respecté mon choix d'origine, et s'en sont donné à cœur joie.” (ch. 45)
- Ta plume t'encre
- “Je me défends avec ma plume. Vive la liberté d'expression.” “Ta plume t'encre !” “Oui. Ma plume me fait rire, me défend, me libère.” (ch. 46)
- Du beurre salé
- “Seule avec toi-même ? La schizo !” “Autonome. L'humour me tient compagnie.” “Et moi, je compte pour du beurre ?” “Du beurre salé. Ça relève le goût.” (ch. 46)
- Ma plume, c'est mon Non
- Le sous-titre du livre, et sa dernière leçon. “Ma force n'a jamais été d'attaquer. Elle a été d'en rire, de créer, de répondre en décalé à ce qui voulait me figer. Ma plume, c'est mon non. Un non tranquille, vivant, qui protège la paix. Pas contre les autres, pour moi.” “Quitte à m'inspirer, à remixer, à détourner… autant signer de mon Non.” (ch. 47)
- J'ai dansé avec le Viking
- “J'ai dansé avec le Viking. Maintenant, je danse avec la vie. Quand j'ai commencé à écrire, je ne savais pas où j'allais. J'ai avancé à tâtons. Les idées sont venues comme des étoiles, une à une, sans plan. Ce n'est qu'à la fin que tout s'est assemblé.” (ch. 47)
- On danse ?
- La dernière réplique du livre. “Si le paradis existe, qu'aimerais-tu que Dieu te dise ?” “On danse ?” (ch. 47)
- Le barman intérieur
- “Quand je ris, je me shoote sans ordonnance, sans dealer louche, sans gueule de bois. Rire, c'est mon barman intérieur quotidien qui me sert : mes endorphines pour anesthésier la douleur, ma dopamine pour allumer le feu, l'envie, l'ocytocine pour créer du lien, la sérotonine pour être en paix après le chaos.” “Et le stress ?” “Quand on rit… le cortisol fait ses valises. Adios. Bye bye. Rideau.” (ch. 44)
- Le sens de la vie
- “Est-ce que la vie a un sens ?” “Ah oui, absolument. Le sens de l'humour. On s'adapte pour survivre. Ça s'appelle l'évolution.” (ch. 44)
- Professeur ès ma boulette
- Le personnage du jour. “Le matin quand je me lève, je déclare mon intention du jour : aujourd'hui, je rate, je bugue, j'en ris. J'ai peur, j'en ris. Je dis non, j'en ris. Je crée, j'en ris. Personnage du jour : Professeur ès ma boulette, de l'Imparfait Joyeux.” (ch. 44)
- Retour à l'envoyeur avec accusé de conscience
- “J'observe et je demande à mon corps : est-ce que cette grosse émotion m'appartient ? Et mon corps me répond : détendu — oui. Ou contracté — non. Ok. Retour à l'envoyeur avec accusé de conscience.” (ch. 44)
- Comme les bons fromages
- “Mon cerveau arrive souvent en retard, surtout depuis le grand reset ! Je suis comme les bons fromages : imparfaite, mais j'ai du goût.” “Le goût de ranci !” (Il explose de rire.) (ch. 44)
- La liberté, c'est l'amour qui laisse respirer
- Ce que dit la psy. “Vous devez dire NON.” “À qui ? … Avec un sourire ?” “Non. Juste NON.” “La liberté, c'est l'amour qui laisse respirer, même si on éternue.” (ch. 42)
- Netflix trauma
- Le diagnostic de la psy. “Votre cerveau est en mode Netflix trauma. Il relance l'épisode en boucle, abonnement anxiété illimité.” “Et on se désabonne comment ?” “En parlant.” (ch. 41)
- Le garde du corps hyper anxieux
- “Votre cerveau a appris très tôt une équation fausse mais tenace : risque de perdre quelqu'un = danger vital immédiat. Il croit que ça peut arriver là, tout de suite, entre le café et la vaisselle. Depuis, il surveille tout, comme un garde du corps hyper anxieux qui voit un danger mortel dans un courant d'air.” (ch. 41)
- Adios les classeurs
- Le moment où le roman a trouvé sa forme. La Linea : “Ton analyse de personnages, c'est bien si tu aimes qu'on t'explique comment respirer. Sinon, fuis. Pas la peine de tout transformer en plomb ! Le lecteur s'en fout, c'est trop lourd !” “Alors je me dis : Ok ! Adios, mes classeurs ! Cling ! Révélation ! Je vais faire des interviews à trois voix !” (ch. 41)
- En bord de mer, on vit en flip-flop
- “Avoue, tu flippes de faire des flops !” “J'assume, en bord de mer, on vit en flip-flop.” (ch. 41)
- La sidération
- “Extérieurement : calme plat. Intérieurement : alerte rouge en boucle. Impossible d'apprendre quoi que ce soit. J'ai cru que j'étais bête. En réalité, j'étais juste… sidérée, ma logique était hors service.” “Le frein tiré trop longtemps est resté coincé.” (ch. 39)
- Le vieux logiciel
- “Ce n'était pas par manque de caractère…” “Non. C'était juste mon vieux logiciel qui croyait sauver des vies.” (ch. 39)
- L'humour, c'est mon pied-de-biche
- “Maintenant, quand je sens NON, je dis NON. Même à la purée d'amande. Même maladroitement. Même trop tôt. Pour que mon cerveau comprenne enfin qu'il n'y a pas mort d'homme. Parfois, je pars. Parfois, je fais une blague. L'humour, c'est mon pied-de-biche.” (ch. 39)
- Le coup de pied au fond de la piscine
- Ce que dit la mère quand tout s'écroule. “Ne t'inquiète pas ma chérie. Quand tu touches le fond de la piscine, y'a plus qu'à mettre un grand coup de pied et tu remontes comme un bouchon.” Et le père : “Tous des petits cons ! Tire le rideau et passe à autre chose ! Et remonte tes manches mon amour, on est là.” (ch. 39)
- Cent pour cent de réussite
- Le résultat du questionnaire. “Cent pour cent de réussite. Ah, c'est encourageant pour une fois ! Apparemment, je coche toutes les cases. C'est un bon signe, ça ! Voir résultat en bas de page…” “J'étais dans le déni. La réalité m'a mise KO.” (ch. 37)
- Un bouc de premier ordre
- “Le bouc est toujours prêt à reconnaître ses torts. Surtout s'il n'a rien fait.” “Malgré l'inconfort de l'injustice flagrante, j'ai une réputation à tenir. Je suis un bouc de premier ordre. Je joue mon rôle à la perfection.” (ch. 34)
- Le paratonnerre
- La façon d'écrire de Coraline. “Je fonctionne en arborescence. Une idée en appelle une autre, bifurque, zigzague, comme un éclair dans le ciel. Et puis d'un coup, paf, il touche la terre.” “Donc tu te perds avant d'avoir un éclair de génie.” “Voilà, je suis un paratonnerre, je reçois la foudre.” “Sans plan, t'as pas peur de te prendre un mur ?” “Ben la foudre éclate le mur !” (ch. 33)
- La crise de calcaire
- “Je n'en peux plus de tes crises de calcaire ! Tu es trop flippant ! Va t'acheter un home projecteur pour te faire tes films. Et arrête de projeter ton cinéma et publicité sur moi !” (ch. 32)
- Je choisirais le poisson
- “Et si c'était à refaire, tu ferais quoi ?” “Je choisirais le poisson sans hésiter ! Il ne me fait pas de scènes lui ! Je suis gentille, mais pas suicidaire. Je finis ma dorade, tranquille, faut savoir prioriser dans la vie. On ne règle pas les conflits l'estomac vide.” (ch. 32)
- La promenade carcérale
- Trois cents mètres jusqu'aux toilettes, tous les matins, alors qu'il y a une douche dans le drak-car. “Chargée comme une mule pour prendre ma douche. J'ai beau vérifier avant, avec deux heures de sommeil, j'oublie toujours un truc : brosse à dents, papier toilette, savon, culotte, mais surtout… ma tête. Si on accélère le film, on dirait Benny Hill avec la musique !” (ch. 30)
- Le bon timing
- “Le bon timing, ça change tout ! Partir TOUT DE SUITE me protège, préserve mon équilibre, et renforce ma confiance en moi. Décider de ce qui est bon pour moi, sans l'approbation des autres, c'est vital ! Et surtout le faire ! C'est the big lesson. Si on ne respecte pas mes limites, je ne fais plus de compromis. Bye !” (ch. 30)
- La coupe aéro-bohème
- “Mes cheveux ont leur liberté d'expression ! Ils sont tellement fins que je n'ai jamais pu les discipliner, ils se soulèvent à la moindre brise, alors imagine en pleine tempête viking !” “Désolée Tata, pour toi je peux te faire qu'une petite tresse, t'as pas assez de matière !” (ch. 27)
- Je veux mon hamac
- La première limite posée clairement. “J'ai dit, à une condition : je veux mon hamac ! Et ma sœur sera la co-réalisatrice, j'ai besoin de sa bonne humeur. C'est le seul moyen de me reposer entre les prises. C'était la première fois que je posais clairement ma limite, pour respecter mes besoins.” (ch. 27)
- L'Oreille d'or
- La récompense de celle qui écoute les monologues des autres. “Je reçois l'Oreille d'or du meilleur second rôle. Maintenant c'est officiel ! Je suis abonnée à l'écoute illimitée des monologues du monde. La bonne blague ! Orchestrée par Dieu lui-même !” (ch. 24)
- Je ne suis pas en promo 2 en 1
- “Je veux bien te rejoindre dans le Grand Nord de temps en temps, pour découvrir ton monde de légendes, mais pas que tu m'imposes ton mode de vie commando. Merci de me le proposer, mais je ne suis pas en promo 2 en 1. Mes besoins comptent, autant que les tiens, et ils savent voter.” “Ça s'appelle un couple, pas un fan-club.” (ch. 21)
- Deux rêves côte à côte
- “Ton rêve est joli. Le mien aussi. Je propose qu'on les mette côte à côte, pas l'un sur l'autre.” “Deux rêves. Deux climats inversés. Valables l'un comme l'autre. Et on se rejoint par intermittence, c'est jouable !” (ch. 21)
- Mon île tropicale
- “Dans mon île tropicale, là où personne ne peut me déranger, me caler dans mon hamac, à regarder les colibris face à la mer.” “Et comment s'appelle-t-elle ?” “MA PAIX ! Et je n'invite personne qui exige un abonnement illimité au service après-vente sponsorisé par une marque de bière.” (ch. 19)
- Les colibris se sont barrés avec mon hamac
- L'état de celle qui cherche du travail entre deux assauts. “Je mets six mois pour retrouver un poste, à raison de trois CV par jour, un vrai marathon ! Par contre être entrecoupée par ses assauts quotidiens, ça, c'est vraiment dur ! J'ai oublié ce que c'est qu'une nuit entière de sommeil, et les colibris se sont barrés avec mon hamac.” (ch. 18)
- Les conseilleurs ne sont pas les payeurs
- “Arrête tes accompagnements, fais juste des massages !” “Je souris… Merci, mais non ! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs !” (ch. 13)
- Flamby
- L'état de celle qui tombe amoureuse en pleine mer. “Je vis mon rêve ! Je tombe amoureuse direct. Aucun film romantique n'égale mon bonheur ! Il n'y a pas plus flamby que moi sur la mer.” (ch. 5)
- Une bombe anti-déprime
- “À quel point êtes-vous proches de vos personnages dans la vraie vie ?” “Très proche, je suis une bombe anti-déprime au quotidien.” (ch. 4)
- Tchoutchourit
- Les yeux gonflés au réveil. Un des trois mots fétiches de Coraline, avec tchaffé et magna magna. (ch. 47)
- Tchaffé
- Écrasé, ratatiné. Un des trois mots fétiches de Coraline, avec tchoutchourit et magna magna. (ch. 47)
- Tchoufa
- C'est retombé comme un soufflé. “Comment tu me trouves ?” “Well, you're really… Clumsy ! Stupid French woman !” “Mon égo a fait tchoufa, comme on dit chez moi ! Il est retombé comme un soufflé.” (ch. 4)
- Magna Magna
- Petits en-cas pour l'apéro. Un des trois mots fétiches de Coraline, avec tchoutchourit et tchaffé. (ch. 47)
- Ennuyeux-merdant
- Le degré ultime de l'ennui poli. Et de l'emmerdement maximal. “Le Viking, dehors dans la neige, pendant tout le temps du repas, crie, montre du doigt le restau, boit, injurie… Ennuyeux-merdant maximal. Il me met dans le caca jusqu'au cou !” (ch. 16) “Mon livre sortira, avec ou sans toi, et ils vont t'adorer, et je te merde… ouille ! tu es vraiment trop ennuyeux-merdant !” (ch. 22)
- Le hamac
- “C'est ma zone protégée, pas un open space. C'est là où je me ressource, où je transforme mes peurs en rires. Mon roman est né de là : Hamac. Colibris. Et Liberté. Tout le reste peut bien attendre !” (ch. 1) “Mon hamac est mon GPS intérieur, mon bouclier anti-drama, mon chargeur de batteries. Sans lui, je me perds à essayer de le suivre dans son chaos. Pour moi, la paix, c'est sacré.” (ch. 17)
- Le grand reset
- Tout lâcher pour mieux repartir. On éteint, on rallume, on renaît. “Sans doute un vestige de ma vie d'avant le grand reset ?” “J'écris les émotions que je ressens, quand des souvenirs me reviennent, un peu de façon aléatoire, depuis le grand reset.” (ch. 1) La scène : “Pour l'ordonnance, quelle est votre adresse ?” “Heu… Attendez… ça va me revenir… Le blanc à perte de vue. Taille et température de l'Antarctique… Heu… Je ne sais plus…” “C'est bien ce que je disais.” (ch. 36)
Le coin paillard
- Le Bâton du Fjord
- Aussi appelé le Sceptre des Neiges, ou le Gandr de Nedervik.<br>Chez les Vikings, il faut du glorieux sinon rien. (annexe 1)
- Rikiki l'asticot
- “Ce n'est pas son petit bâton magique Rikiki l'asticot qui va me rendre jalouse.<br>Mais je ne peux pas lui dire ça. C'est vexant, le pauvre.”<br>“L'asticot marteau-piqueur, deux tapes sur les fesses, et au lit on dort,<br>ça va bien cinq minutes, mais moi, ça ne me fait pas rêver !” (ch. 22)
- Le tirt hélico
- La catégorie professionnelle.<br>“Dans ma jeunesse, oui hier donc,<br>j'ai connu un tirt hélico de compétition,<br>qui chantait à pas d'heure On n'est pas fatigués.”<br>“Le pompier volontaire est infatigable :<br>festival improvisé, représentation, rappel du public, standing ovation…<br>after, après le show, ça ne s'arrête jamais.” (ch. 22)
- Le tirt
- Petit surnom affectueux pour l'appareil de reproduction viking.<br>“À force de lutter contre la pluie, le vent, la neige, dans sa grande toundra,<br>au fil des générations le Viking s'est adapté.<br>Alors par instinct de survie, il a fini par rétrécir sa prise au vent,<br>et maintenant, il a le kiki tout rikiki.<br>Il l'a planqué, compacté, replié pour ne pas prendre froid.<br>Version igloo de poche.” (ch. 22)<br>“À petit tirt, gros ego !” (ch. 28)
- La Fleur du Fjord
- Aussi appelée le Joyau de Glace, ou le Petit Bouclier du Plaisir.<br>“J'ai déjà mon petit bouclier de plaisir,<br>je n'ai pas besoin d'aller me geler les miches dans le Grand Nord<br>pour jouer avec mon petit joyau sacré.” (ch. 22)